Élections européennes : rompre et refonder l’Europe dans le Sud-Ouest !

-2 Ce vendredi 25 avril 2014 à Blagnac dans la proche banlieue toulousaine, Jean-Luc Mélenchon a donné le départ de la campagne européenne dans le grand Sud-Ouest. La tête de liste et ses co-listiers ont présenté leur programme et leurs objectifs pour « rompre et refonder l’Europe ».

Le Front de gauche présente sept listes pour les élections européennes du 25 mai prochain où les citoyen-nes sont appelé-es à renouveler le Parlement européen. Hier, Jean-Luc Mélenchon qui conduit la liste du grand Sud-Ouest lançait sa campagne à Blagnac (31) en présence de ses co-listiers dont, entre autres, Marie-Pierre Vieu (PCF), David Hermet (Ensemble), Martine Gayraud (PCF), Raoul-Marc Jennar (PG) qui fournit un travail exemplaire sur le Grand Marché Transatlantique (GMT) et Muriel Ressiguier (PG), candidate Front de gauche aux élections municipales de Montpellier.

« Une signification nationale »

« Cette élection européenne va prendre une signification nationale », pose en préambule Jean-Luc Mélenchon pour qui « les politiques d’austérité ne sont ni comprises ni admises par les électeurs de gauche. » Face à ce constat, « nos listes sont une alternative proposée à la France et nous préférons les bulletins de vote aux coups de bâton », insiste-t-il. Sa ligne de mire ? Le Grand Marché transatlantique (GMT) actuellement négocié entre l’Union européenne et les États-Unis d’Amérique. « Chaque député votera pour ou contre ! », explique-t-il. La représentation au sein du parlement européen est donc primordiale car chaque bulletin servira à se positionner pour ou contre ce grand marché qui annonce un grand saccage de notre modèle social. Sur le sujet, Raoul-Marc Jennar a entamé depuis plusieurs mois une série de conférences pour expliquer les enjeux (diaporama du projet téléchargeable ici). Sur le sujet, « le minimum de démocratie serait l’organisation d’un référendum », pose Mélenchon.

Pour cette élection européenne, les objectifs du Front de gauche sont clairs. « Être le plus haut possible ! J’ai été une première fois député européen du Front de gauche. Les électeurs le confirment-ils ? Avons-nous bien fait notre travail ? », demande-t-il assurant que l’enjeu n’est « pas seulement de confirmer mais d’amplifier ». Il en profite pour lancer un appel aux électeurs socialistes déçus de la politique actuelle : « je sais que vous ne vous laisserez pas prendre au vote utile. Donnez-nous de l’élan ! Aidez-nous à faire élire Marie-Pierre Vieu, deuxième de liste. »

« Les électeurs cherchent un espoir »

Marie-Pierre Vieu justement, présidente du groupe Front de gauche de la Région Midi-Pyrénées et conseillère municipale de Tarbes (Hautes-Pyrénées), enchaîne : « la mise en place du pacte de responsabilité va avoir des conséquences immenses pour les services publics ». Et dans les rencontres qu’elle fait, elle le remarque : « les gens sont touchés, interrogatifs et ils cherchent un espoir. » Pour elle, « notre premier point d’appui, c’est le lien entre les luttes sociales et notre bataille contre l’austérité. Nous menons donc une campagne de refus de cette Europe-là ! » Et pour cela, le rassemblement des forces de gauche est à l’œuvre : « notre liste est une liste Front de gauche élargie à des gens de la gauche. C’est l’idée d’un Front populaire qui est la clé de l’alternative. »

« On a beaucoup vu manifester la droite dure et extrême », poursuit David Hermet. « Mais grâce au Front de gauche, il y a aussi eu de grandes manifestations contre les politiques d’austérité comme nous l’avons démontré le 12 avril dernier. Il faut contester cette politique dans la rue et dans les urnes ! », conclut-il.

Pour une politique de rupture

Sur le plan économique, un des leviers pour « rompre et refonder l’Europe » reste la Banque centrale. « Elle n’a qu’à racheter les dettes nationales », explique Jean-Luc Mélenchon. « Elle a bien été capable de distribuer mille milliards d’euros aux banques ! Et cette dette ne sera jamais payée car elle est impayable », analyse-t-il. Avant de conclure, il tient à revenir sur « la cas particulier de la candidature de José Bové ». Et de citer les propos de l’intéressé puisé dans son dernier livre : « je m’érige en gardien des traités » ou encore « il faut pousser la concurrence libre et non faussée jusqu’au bout ». Se disant « consterné » par ces propos, Jean-Luc Mélenchon conclut : « les électeurs qui veulent une politique de rupture se retrouveront dans notre parole. »

ALLER PLUS LOIN

Jean-Luc Mélenchon : « Mon bilan de député européen 2009-2014 », à télécharger ici.

Agenda européennes Région Sud-Ouest.

Programme européen du Front de gauche à télécharger ici.

Les candidats du Front de Gauche.

« Pour comprendre et expliquer le GMT », DVD de Raoul-Marc Jennar.

 

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