Dans l’Hérault et à Montpellier, le Parti de Gauche à l’offensive !

Photo : L'Hérault du Jour / Redouane Anfoussi

Photo : L’Hérault du Jour / Redouane Anfoussi

Hier, René Revol, co-secrétaire du Parti de Gauche (PG) 34, et Muriel Ressiguier, porte-parole du PG à Montpellier, ont tenu une conférence de presse de rentrée. L’occasion de faire un point sur la situation et de rappeler notre position sur les municipales.

«Nous sommes devant une crise politique majeure dans ce pays !», pose en préambule René Revol. Une crise qui, d’après lui, «ne peut que s’amplifier» à l’image d’autres pays européens. Prenant pour exemple l’élection cantonale partielle de Brignoles, il affirme que l’argument de «la candidature unique PS-PCF dès le premier tour est balayée» tout en mettant en perspective l’événement : «seul un tiers des électeurs s’est déplacé». «Face à cette crise, les appels au front républicain ou les appels creux contre le FN n’amènent à rien, seulement à creuser le lit du FN», poursuit-il. Sur le fond, il y a «un ras-le-bol populaire en France et un mécontentement massif vis-à-vis du gouvernement.» Ainsi, 83% des ouvriers, 81% des employés et 73% des professions intermédiaires sont mécontents. «La France populaire regrette ce gouvernement», en conclut René Revol. Avec le Parti de Gauche et  le Front de Gauche, «nous défendons l’honneur de la gauche ! Nous avons une responsabilité majeure : offrir une alternative politique à gauche et ne pas être la caution du PS.»

L’alternative à gauche est concrète : programme à tous les échelons avec en ligne de mire les élections municipales et européennes car «c’est de l’Europe que partent toutes les politiques d’austérité.» Et les questions municipales sont à la fois locales et nationales. «Nous avons des invariants fondamentaux pour tracer cette perspective d’alternative qui peut être portée par le Front de gauche.» Et d’ouvrir à Europe-Ecologie-Les Verts : «Pourquoi faire plusieurs listes si nous disons la même chose ?» La main est tendue.

Pour Muriel Ressiguier, les invariants sont clairs : «non à la privatisation comme pour la gestion de l’eau et les crèches. Sur ce sujet, nous sommes pour un service public de la petite enfance. Non à la bétonnisation car nous prônons une ville conviviale où la nature a sa place.» Ainsi, dans le parc Montcalm, est-il nécessaire d’enlever sept hectares pour faire une opération immobilière ? «Nous devons garder ce poumon vert sans en avoir une vision utilitaire mais juste pour se balader ou jouer au foot. C’est toujours l’argent et le marketing qui dominent, c’est oppressant !» Une alternative vise donc à revoir les choses. Muriel Ressiguier poursuit : «avec treize mille logements vacants sur Montpellier, y a-t-il besoin de modifier le parc Montcalm et le stade du Père-Prévost ?»

Dans le même temps, la mairie construit des «logements de prestige» à Port-Marianne avec Art Code. «Il n’y a pas un seul logement social alors qu’il y en a au moins 30% dans les nouvelles opérations. Il y a donc un glissement municipal», analyse-t-elle, avant de reprendre : «si les pauvres les dérangent, qu’ils le disent ! Mais on sera le grain de sable et nous serons toujours là pour avancer une alternative. L’humain d’abord, ce n’est pas un slogan mais une vision de la société.»

Article de L’Hérault du Jour à lire ici

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